Corse/Burkina
Faso :
Accès à l’eau, lutte contre le paludisme et
la misère…
Depuis 2005 et au fil des années, des associations insulaires
s’investissent en Afrique, au Burkina Faso, l’un des
pays les plus pauvres de la planète, dans différents
villages pour développer des projets de solidarité
liés à l’eau, l’éducation et la
santé.
Per a Pace en partenariat avec Fina Tawa et aujourd’hui «
les Amis de Jean-Marc Muraccioli », a participé ces
dernières années à la réalisation de
trois forages dans les villages de Warzamé de Borri et Pobie
permettant ainsi à toute une population d’accéder
à l’eau potable.
Du 27 février au 10 mars dernier 10 personnes sont parties
de Corse pour s’inscrire dans un nouveau projet de séjour
solidaire, mais aussi dans la construction d’un 3ème
forage dans le village de Pobié, d’une action sanitaire
de prévention contre le paludisme avec l’achat de moustiquaires
et la réalisation d’un projet d’adduction d’eau
potable dans un centre d’hébergement dans le village
de Sindou.
-Le village de Pobié situé au sud du pays, dans le
département de Silly à environ 185 km au Sud de Ouagadougou,
compte 1600 habitants. Les activités des villageois sont
essentiellement basées sur l’agriculture et l’élevage.
L’eau manquait cruellement.
Le projet des associations à permis de réaliser un
forage et d’installer d’une pompe manuelle, favorisant
ainsi l’amélioration des conditions sanitaires des
populations, ainsi que l’accès à l’eau
pour tous. L’eau considérée comme source de
vie est un bien précieux en Afrique.
-Le village de Sindou compte 5200 habitants. Capitale du pays Sénoufo,
il se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la
Côte d’Ivoire et une soixantaine du Mali. L’activité
principale est ici l’agriculture. Région humide, la
maladie du paludisme est un grave problème. C’est avec
l’association « Solidarité Djiguya » qui
signifie « ensemble on peut porter » et qui œuvre
au quotidien en faveur des enfants que le projet sanitaire contre
le paludisme, s’est ici développé avec l’achat
de moustiquaires pour les enfants du village de Sindou.
Ce qui nous a frappés lors de notre séjour solidaire,
c’est l’accueil chaleureux des populations, mais aussi
la combativité et les résistances qui s’organisent
pour lutter contre la misère, lutter contre le démantèlement
des services publics, contre les cultures OGM préconisées
entre autres par l’entreprise américaine Mossanto.
Face à la misère qui avance à grands pas en
Afrique, Per a Pace s’adresse à la communauté
internationale, (Banque Mondiale, FMI, ONU…) mais aussi aux
grandes puissances occidentales pour leur demander de changer de
politique et de développer des actions favorisant le développement
économique, social et humain de ces pays qui sont aujourd’hui
accablés par le poids de la dette. Il y a un contraste édifiant,
pour ne pas dire insupportable entre nos sociétés
de super consommation dans les pays dit « riches » et
a l’autre bout, dans cette Afrique, une misère insupportable
et qui crève les yeux.
Le Burkina Faso fait partie des pays dont l’espérance
de vie est en recul. Il est l’un des pays les plus pauvres
d’Afrique et se trouve, suivant le dernier rapport mondial
sur le développement humain publié en 2009, placé
en 177ème position, sur 182 pays pour lesquels des données
ont été recueillies et nous sommes pourtant au 21ème
siècle.
Ajaccio le 30 mars 2010.
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