BURKINA FASO / POBIE
REGION CENTRE OUEST
PROVINCE DE LA SISSILI
DEPARTEMENT SILLY
VILLAGE POBIE
Situation/Historique
Le village de Pobié se situe dans le département de
Silly à environ 185 km au Sud de Ouagadougou. Il compte près
de 2000 habitants. Trois ethnies le composent, ~25% de nounis autochtones,
~40% de mossi et 35% de Peulhs. Le village de Pobié est entouré
de 7 autres petits villages : Nasma, Sao Kiédié, Kapa,
Kalao, Ya et Kabaro, le village le plus éloigné (8km).
« Pobié signifie petit espace vide en Nouni. Le village
est né suite à l’immigration des habitants de
Bolome dans la Boucle du Mouhoun, Province des Balé (Boromo).
Ces derniers se sont d’abord installés à Poura,
ensuite à Kalao, de là un des frères Nignan
chasseur de son état, venait chasser dans la brousse. Il
tuait les jubés, fumait et ramenait la viande en famille
à Kalao (localité située à 11 km de
Pobié).
Et tous les jours, il faisait ce parcours. Un jour, le chasseur
proposa à ses frères de le laisser aller défricher
la forêt pour avoir un vide où il s’installera
avec sa famille pour mieux chasser. D’où le nom donné
au village de Pobié qui signifie un petit espace vide dans
la langue Nouni.
Le premier habitant (le chasseur), fondateur du village s’appelait
Nignan Tebi. Le village s’est agrandi suite à sa descendance.
Depuis sa création, l’actuel chef, Nignan Baya est
le septième successeur de Nignan Tébi.
Le village a été agrandi avec l’arrivée
des Peulh et des Mossi dans les années 60.
Situation/Activités
«Le fondateur pratiquait plus la chasse que la culture »
Aujourd’hui ses descendants, avec la disparition de la faune,
pratiquent uniquement l’agriculture et l’élevage
».
Du fait de manque d’eau, le maraîchage (ou même
l’agriculture de contre saison) n’y est pas pratiqué.
Ce qui a eu pour effet, ces dernières années, la transhumance
des éleveurs et leurs bétails vers le sud du pays
(frontière de Côte d’Ivoire et du Ghana) à
environ 80 à 150km de Pobié pour 3 à 4 mois,
de fin janvier à fin mai.
Les cultures pratiquées à Pobié sont essentiellement
vivrières : Maïs, mil, riz, haricot et arachide. Le
coton est également cultivé, constitué de plants
OGM imposés aux cultivateurs sans aucune information préalable
sur ce qu’est un plant OGM et les risques et conséquences
possibles.
L’élevage est aussi pratiqué, au côté
de l’agriculture, il est plus développé chez
les peuhls (peuple nomade) qui en font leur principale activité.
L’agriculture reste la principale activité du village,
mais la plupart des familles n’arrivent pas à subvenir
à leur besoin en alimentation toute l’année.
Cela est dû à l’utilisation de matériel
rudimentaire (la daba).
Pobié a aussi un marché permanent qui a vu le jour
le 18 février 2007 et tient tous les 6 jours.
Situation/Sanitaire - Educative
En saison hivernale, le village est enclavé suite aux eaux
des marigots et fonds rendant l’accès au département
difficile.
Le dispensaire le plus proche de Pobié se trouve à17km
de Bérédié mais est inaccessible pendant la
saison des pluies. L’accroissement de la population est très
forte : 150 habitants en 1980, 600 à 700 habitants en 2000,
jusqu’à 2000 aujourd’hui.
Le village a une école, construite en 2002, de 136 élèves.
Elle compte 3 classes et 3 enseignants (CP-CP2, CE1-CE2, CM1-CM2).
La scolarisation reste fragile, les difficultés d’exploitation
des terres poussent des enfants à abandonner l’école
très vite.
(Données : Yacouba Diallo)
Rencontre avec le village de Pobié et Construction
du forage
En 2009, Per a Pace rencontre le village rassemblé de Pobié
lors d’un séjour solidaire organisé par l’association
Fina Tawa. Un seul forage alimente alors un village qui connaît
un fort accroissement de sa population. De ce fait il se retrouve
très vite saturé et l’eau commence à
manquer de façon inacceptable, le ravitaillement doit se
faire par ailleurs avec des kilomètres à parcourir
et des heures d’attente aux points d’eau.
En 2010, Per a Pace et l’association les Amis de Jean Marc
Muraccioli assurent la construction d’un nouveau forage à
42 mètres qui sera mis en service le 15 février 2010.
A cette occasion, le village accueille les participants, du nouveau
séjour solidaire mis en place par Per a Pace, pour l’inauguration
du forage. L’accueil est remarquable et les échanges
chaleureux. Yacouba Diallo, agriculteur et éleveur sur place,
est notre interlocuteur privilégié. C’est avec
lui que le projet de forage a ainsi pu aboutir. Ces informations,
sa coordination et son organisation sur place ont été
essentielles au succès du projet.
Situation/Difficultés rencontrées/Projets
à développer
Difficultés rencontrées par l’école
:
- Problème d’eau
- Besoin d’énergie solaire pour permettre aux élèves
de travailler le soir, à la tombée de la nuit (surtout
à l’approche de l’examen).
- Besoin de documents pédagogiques pour maître/dictionnaires
- Besoin de fournitures des élèves (cahiers, livres,
matériels didactiques).
- Besoin de mobiliers tels que : bureau, chaise, armoires.
- Manque de logement pour deux enseignants
- Manque de latrines (WC) pour élèves et enseignants
Les besoins du village :
- Une retenue d’eau
- Une banque céréale.
Niveau Sanitaire
- Besoin de moustiquaires
- Information Sida
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